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Les erreurs de structure

Mis à jour le 21 août 2026

À côté des règles métier, qui vérifient que les totaux tombent juste et que la TVA se tient, Factur-X applique une famille beaucoup plus large de contrôles de structure. Ils ne jugent pas la valeur d’une information : ils vérifient qu’elle est écrite une fois, à l’endroit prévu, avec les attributs que la norme attend. C’est la famille la plus nombreuse, et celle qui produit les rapports les plus déroutants, parce que l’erreur porte sur la forme du fichier et pas sur ce que la facture dit.

Le doublon. Beaucoup de ces contrôles se formulent de la même manière : tel champ doit apparaître une fois exactement. Le numéro de facture dans l’en-tête, le code devise dans le bloc de règlement, le total hors TVA, le total TTC, le montant à payer dans le bloc des totaux. S’il manque, une règle métier le signale aussi. S’il figure deux fois, c’est le doublon qu’il faut retirer, même quand les deux portent la même valeur. Deux montants identiques ne sont pas deux informations.

Le bloc vide. Un bloc n’existe que pour porter quelque chose. Le bloc de commande, par exemple, n’existe que pour porter l’identifiant de bon de commande : il en attend un, et un seul. Un bloc laissé vide par l’outil d’émission, faute de numéro de commande, est à retirer plutôt qu’à conserver.

La seconde partie. La facture désigne un vendeur, et un seul : une seconde partie vendeur échoue au même titre qu’une partie absente. Le représentant fiscal du vendeur, lui, se déclare dans son propre bloc. Même chose pour les blocs d’immatriculation : un seul bloc de type VA, celui qui porte le numéro de TVA, et un seul de type FC, celui qui porte l’identifiant fiscal.

L’attribut manquant. Le cas le plus discret. La date d’émission peut être parfaitement écrite et refusée quand même, parce que l’attribut qui dit comment la lire est absent. En Factur-X cet attribut n’a qu’une valeur possible, 102, c’est-à-dire AAAAMMJJ. De même, l’identifiant de spécification qui désigne le profil peut manquer à l’intérieur d’un paramètre de contexte pourtant présent.

Ce qui relie ces quatre formes : elles sont presque toutes invisibles sur le PDF. La facture est correcte pour un lecteur humain et malformée pour une machine, et c’est exactement la situation que le format hybride crée. Elles viennent aussi presque toujours de l’outil d’émission plutôt que de la personne qui a saisi la facture.

Déposez le fichier dans Pruvue : le rapport nomme la règle, cite son texte officiel et dit laquelle des deux occurrences est en trop. Le contrôle s’exécute dans votre navigateur et le fichier n’est envoyé nulle part. Sur les règles qui jugent les valeurs plutôt que la forme, voir les totaux et les erreurs de TVA.

Ouvrir l’applicationPruvue s’exécute dans votre navigateur : aucun envoi, aucun compte.

Sources : spécification Factur-X 1.09.2 et son Schematron, contrôles de structure FX-SCH (FNFE-MPE, fnfe-mpe.org) · EN 16931 (CEN).